Le syndicalisme hexagonal comptera-t-il, dans les prochaines semaines, une sixième confédération représentative au niveau national ? Possible. Certains observateurs, côté patronal notamment, s’interrogent sur les intentions de l’Unsa. Pour peu qu’elle réalise un bon score lors des élections prud’homales du 3 décembre, la centrale d’Alain Olive pourrait parfaitement demander à intégrer le club des cinq. En 2004, le conseil d’Etat avait retoqué sa demande de représentativité au motif que la confédération n’était pas active dans suffisamment de branches. Mais depuis, ses militants ont bossé. Avec 7à 8 % de voix aux Prud’hommes de décembre (contre 5% en 2002), la décision pourrait être tout autre…
A quoi lui servirait-il de rentrer dans un club voué à disparaître, avec la suppression de la présomption irréfragable de représentativité ? A négocier dans les branches. Dans la loi du 20 août, une petite incise offre en effet la possibilité au gouvernement de reconnaître l’Unsa. Ce qui rendrait, de facto, la centrale représentative dans toutes les branches, pendant la période transitoire, qui s’achèvera en… 2013. Passée inaperçue du plus grand nombre, la petite phrase ne figurait pas dans la position commune signée par la CGT et la CFDT. Elle émanerait de… l’Elysée.